Cameroun — MAYA FOODS : le goût du fumé

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L’Afrique est le lieu idéal à la naissance d’idées d’entreprise. Une idée d’entreprise nait d’un besoin, et en Afrique, les besoins sont loin d’être comblés. C’est pourquoi de jeunes Africains observent l’environnement dans lequel ils se trouvent et identifient quels besoins satisfaire. L’un de ces jeunes, Franck Nzokou a fait de même. Il a identifié un problème, et a décidé d’entreprendre dans l’agroalimentaire, plus précisément dans la viande fumée. Allons à la découverte de ce jeune camerounais ambitieux !

Le constat qui mène à l’idée

Comme nous l’avons si bien dit, c’est d’un besoin que nait une idée. Franck Nzokou constate autour de lui plusieurs éléments qui forcent sa réaction. Tout d’abord, il se rend compte que l’activité de fumage de viandes et de poissons dans notre société ou dans nos ménages est encore rudimentaire. Il se rend ensuite compte que quand bien même les mamans s’y essaient, elles ne prennent pas la peine de prendre les précautions qu’il faut pour mettre des produits sains sur le marché. Il constate que les produits proposés ont un taux de carbone très élevé, mais aussi que les techniques de fumage ne sont pas maitrisées. Pire encore, au Cameroun, il note une absence inquiétante d’une référence dans le domaine.

Alors, il mène une enquête auprès de 330 ménages dans les villes de Douala et Yaoundé et les résultats qu’il obtient le convainquent qu’il doit et peut faire quelque chose. C’est la naissance de MAYA FOODS. !

Présentation de MAYA FOODS

MAYA FOODS est une marque de viandes et poissons fumés de qualité supérieure, au goût irrésistible (maitrise de l’art de l’assaisonnement à l’ancienne), avec des viandes fraiches sélectionnées auprès de fermiers partenaires. Maya respecte un cahier de charge stricte pour ce qui est du conditionnement et du stockage de ces produits. La viande est assaisonnée aux épices du terroir. Les produits proposés sont divers : poulet fumé, porc fumé, bœuf fumé, chèvre fumé, lapin fumé, morue et capitaine fumé.

La particularité de Maya est la qualité et le goût des produits mis à la disposition de la ménagère. Il s’agit de son goût unique et irrésistible, de la fraicheur de la viande, d’un packaging moderne, et d’une qualité sanitaire garantie. Mais arriver à un tel résultat n’est pas un long fleuve tranquille, car entreprendre c’est aussi faire face aux difficultés, et savoir les surmonter.

Quelques difficultés

La principale difficulté de Maya se situe au niveau de l’approvisionnement. Maya est constamment à la recherche de fournisseurs professionnels capables de livrer des produits frais, bien nettoyés, à des prix abordables, mais surtout bien conditionnés. La difficulté est de trouver des fournisseurs qui répondent à ces critères, mais aussi qui épousent la vision qualité de Maya, ce qui est difficile quand on peine à trouver des fournisseurs qui ne font pas dans la débrouillardise.

La deuxième difficulté est financière. Car une distribution à grande échelle dans les grandes surfaces nécessite plus de fonds. Dans les grandes surfaces, le crédit client va de 60 à 90 jours, voire plus. C’est un luxe que Maya ne peut malheureusement pas encore se payer au vu de ses ressources encore limitées. Pour résoudre cette difficulté, Franck Nzokou et son équipe ont développé un système de vente directe en attendant un potentiel financement.

Réalisations et objectifs

 À ce jour, Maya a fait beaucoup de progrès et continue d’an faire. En fait, Maya a un portefeuille de 20 restaurants et un taux de satisfaction de 95 %. En 18 mois, le taux de croissance des ventes est de 98 % et la production déjà réalisée est de 15 tonnes de viandes et poissons.

Mais Maya ne compte pas s’arrêter en si beau chemin. Ses objectifs sont élevés et Franck compte bien travailler pour les atteindre. Le premier objectif est de devenir la référence incontournable des viandes prêtes à la cuisson dans les 5 prochaines années. Être reconnu comme la marque qui facilite la cuisine aux femmes de plus en plus occupées.

Dans 5 ans, Maya envisage de mettre sur pied un complexe agro-industriel intégré, ou l’entreprise pourra elle-même pratiquer l’élevage et procéder à l’abatage dans des conditions saines. Franck Nzokou aimerait que le complexe comprenne une chambre froide pour le stockage des matières premières et produits finis, des fours de fumage professionnels, une salle de conditionnement moderne, et une flotte moderne pour assurer la distribution dans le respect de la chaine de froid. Il espère ainsi offrir aux jeunes camerounais 50 emplois directs et plus de 100 emplois indirects.

Quand on lui demande ce qu’il conseille aux jeunes qui aimeraient comme lui se lancer dans l’entrepreneuriat, notre jeune expert en marketing et entrepreneur Franck Nzokou nous répond : « L’environnement certes est très rude et la création d’entreprises est un parcours semé d’embuches. Toutefois, c’est dans les environnements difficiles que se révèlent aussi de nombreuses opportunités. Quelqu’un a dit que les roses poussent très bien sur les selles. Une manière de dire que nous devons être très créatifs et tirer notre épingle du jeu ».

 

Pour contacter MAYA FOODS cliquez ICI